L’interview : 5 techniques incontournables

interviewQue vous écriviez pour votre blog thématique, pour le site internet de votre entreprise, pour le bulletin de la ville, pour un quotidien national ou pour le magazine de votre club sportif, vous serez certainement amenés à réaliser un jour une interview.

Loin d’être une simple discussion, l’interview nécessite la maîtrise de certaines techniques. Surtout si votre interlocuteur n’est pas un grand bavard, s’exprime trop, ou bien est trop dans la maîtrise… Imaginez que vous devez mettre un animal sauvage en confiance, ne pas le faire fuir, s’habituer à votre présence, accepter de jouer le jeu avec vous. Voici quelques astuces.

1 – Soignez la prise de contact

Restons dans la métaphore de l’approche d’un animal sauvage. Il ne vous connaît pas, il ne vous a pas encore accordé sa confiance. Il est sur la défensive, près à fuir au moindre sentiment de danger. C’est donc à vous de vous soumettre à lui, de le rassurer, pour vous garantir une approche en douceur. N’oubliez pas que c’est vous qui avez besoin de lui à ce moment précis.

Tout d’abord, prenez contact à l’écrit, par mail. Vous aurez ainsi tout le loisir de le convaincre en choisissant correctement vos arguments pour vendre votre sujet et lui faire comprendre pourquoi son témoignage est précieux. Cela aura pour but de l’amadouer et de le mettre en confiance. Vous pouvez vous engager, si cela est nécessaire, à lui faire relire ses propos avant publication.

2 – Adaptez-vous à votre interlocuteur

Vous l’aurez compris, le contact est différent si votre interlocuteur est un ministre, un sportif, un artiste, un PDG d’une entreprise du CAC 40 ou  le commerçant du coin. Lorsque l’on dit qu’une interview doit être préparée, cela s’applique également sur ce point : proposez une interview adaptée à la personne que vous devrez interroger. Présentez-vous en tant qu’expert du sujet que vous allez aborder. Documentez-vous au préalable sur le sujet, sur votre interlocuteur, sur sa vie, son entourage, sa carrière, ses enjeux. Choisissez de grandes thématiques à aborder et définissez avec précision une liste de questions que vous souhaitez lui poser et qui seront le fil conducteur de votre interview. Cela vous permettra de ne pas vous laisser divertir par les stratégies quelconques de votre interlocuteur.

3 – Soignez la forme : le lieu et le ton

La forme, c’est le lieu que vous choisirez, le ton que vous emploierez.

Sur le lieu tout d’abord, si vous souhaitez mettre votre interlocuteur en confiance, ne l’interviewez pas n’importe où. Bien souvent, il vous faudra accepter de vous déplacer sur son terrain de jeu. Même si ces solutions peuvent paraître les plus simples, les lieux publics ou les bistrots sont à proscrire. Tout simplement parce qu’ils sont source de perturbations. En revanche, ils sont appropriés si vous devez rencontrer une “source” ou avoir une discussion “informelle”.

Concernant le ton, essayez d’en garder la maîtrise sans pour autant l’imposer à votre interlocuteur au risque de le braquer. Il ne doit pas se sentir oppressé, en danger. Ainsi, souvenez vous que votre objectif est avant tout d’obtenir des informations, des confidences, des réponses constructives. L’agressivité, la provocation, seront contre-productive. Vous pouvez pousser votre interlocuteur dans ses retranchements, mais toujours dans le respect et la bienveillance.

4 – Peaufinez vos questions

Évitez les questions peu précises, hors sujet, ambiguës. Chaque question bien posée vous fait marquer des points. A contrario, chaque question mal formulée vous en fera perdre. Soyez donc clair et précis. Si vous voulez une réponse précise, posez une question intelligente avec des mots précis.

L’enchaînement de vos questions doit être logique, limpide, respectant un scénario solide que vous aurez déterminé au préalable en rapport avec la problématique. C’est la que votre travail de documentation réalisé auparavant portera ses fruits. Cela prouvera à votre interlocuteur que vous connaissez votre sujet.

Vous pouvez parfois poser une question en connaissant à l’avance ce que vous voulez que votre interlocuteur réponde. A vous de mener la danse de manière à trouver le bon moment pour poser la bonne question. Vous y parviendrez parce que vous aurez parfaitement étudié le sujet.

5 – Gardez le contrôle

Vous tomberez parfois sur des interlocuteurs expérimentés, habitués aux interview et adeptes des esquives verbales.

Si vous observez une tentative d’esquive de la part de votre interlocuteur, gardez votre lucidité et ne renoncez pas à obtenir la réponse à votre question. Revenez, toujours respectueusement, à la charge. En cas de nouvelle esquive et s’il ne vous le dit pas clairement, vous pourrez en conclure qu’il refuse de répondre à votre question. Vous pourrez ainsi le préciser à la rédaction de votre article. Un non-dit est une information.

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